FADO EM NOS

PHOTOGRAPHIE | DOCUMENTAIRE | TIRAGES D’ART | EXPOSITION

Fado em nos

« Fado Em Nos » raconte une quête d’identité. Sans doute la mienne. Enfant de parents portugais immigrés en France, je suis né au Portugal presque un an avant la révolution des Œillets.
C’est un film entre le documentaire autobiographique et le reportage photo, entre souvenirs et témoignages. Je pars de mon histoire pour raconter les raisons qui ont poussé des portugais à quitter leur pays.
Mon histoire, je tiens à la raconter à travers aussi celles d’autres personnes, qui comme mes parents, comme moi, ont immigré vers un pays dont ils ne connaissaient ni la langue ni les coutumes. Je m’interroge sur ce qui les a poussé à faire ce long voyage. Pourquoi ont-ils immigré avant le 25 avril 1974 ?

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MIGRANTE

PHOTOGRAPHIE | TIRAGES D’ART | EXPOSITION

Migrante, Fado em nos

Migrante, série extraite du projet Fado Em Nos, est une évocation photographique autour du fado, un projet développé autour des sentiments chantés dans cette musique portugaise tel que le mal de vivre, la nostalgie, la mélancolie, la jalousie, l’éxil, l’amour inaccompli, le chagrin… ou encore la saudade, sentiment intangible et intraduisible. Migrante traite ici de l’éxil, à travers une série de 8 photographies inspirées par le déracinement de l’auteur.

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migrante1
migrante3
migrante5
Migrante7
migrante2
migrante4
Migrante6
Migrante8

Un cadrage horizontal pour un paysage d’été traversé par une jeune femme seule, angoissée, bientôt accablée de fatigue. Nous voici dans une écriture de film déroulant une séquence dramatique, dont on sent que la levée du mystère ne changera rien à son intensité. Première série du projet Fado em nòs développé sur plusieurs thèmes et en techniques diverses par Victor Delfim autour du Fado, Migrante porte en elle une part de la saudade, cette évocation musicale dans laquelle, au Portugal et au Brésil, on inclut tout ce qui vient en travers de l’existence pour la frapper de ce qu’on nomme le mal de vivre, l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie, le chagrin ou l’exil. C’est précisément du déracinement qu’il s’agit dans Migrante, réalisé dans la campagne d’Annecy, en Haute-Savoie, quand l’auteur se revoit jeune enfant franchir les frontières avec sa mère et l’unique valise, viatique du parcours difficile vers un ailleurs, vers une vie nouvelle aux promesses incertaines, également accessible aux accents mélancoliques du Fado.

~Hervé Le Goff